Séjour "Raquettes" aux Estables

09/02/2018, par Paul

LES ESTABLES 2018

12 randonneurs du GFB sont attendus ce mercredi soir 7 février au gîte « Le chalet d’Ambre » dans le village « Les Estables » en Haute Loire au pied du Mont Mézenc (prononcer Mézin). Auparavant ils devront faire la route, environ 250 km. Le temps annoncé n’est pas très bon et tous les médias classiques annoncent des départements français, dont le massif central, sous surveillance « météo », « neige » ou « inondations ».

 Heureusement, les sites météorologiques indépendants et surtout professionnels sont plus fiables et n’annoncent que des températures hivernales, de l’ordre de -10°, ce qui est normal pour un mois de février, un ciel chargé et des possibilités de chutes de neige, ce qui encore est logique pour cette période de plein hiver.

Après environ 3 heures de route, les randonneurs prennent un petit pique-nique dans la salle hors-sac de la maison forestière au-dessus des Estables.

Même si le mont Mézenc ne peut être aperçu, en effet la visibilité n’est pas importante mais suffisante pour pouvoir se diriger en lisière de forêt vers la croix de Peccata d’autant plus que des raquettistes sont déjà passés par là. La trace existe bel et bien.

Puis, il est nécessaire de louvoyer dans les bois, vers l’Est, dans la neige fraîche et essayant de ne pas s’égarer car le sommet n’est pas visible et le brouillard permanent ne permet pas facilement de prendre des repères fiables. Il faudrait que nos autorités politiques fassent quelque chose et identifient chaque sapin car ils se ressemblent tous (rassurez-vous, une pétition va être ouverte sous peu). En attendant, l’expérience, la boussole, la carte suffisent. Le premier sommet (il y en a 2, l’un N l’autre E) est atteint. Et là, le brouillard s’intensifie et le vent du nord glacent un peu plus visages et corps de tous.

Nous devons redescendre tout en essayant de passer au second sommet, ce n’est pas possible et la visibilité devient encore plus réduite. Afin d’éviter les pentes raides que nous ne pouvons distinguer à cause de cette luminosité qui efface tout relief, le GPS sort de son étui et notre positionnement nous est indiqué très précisément. Quelques minutes encore pour rejoindre un passage de descente assez confortable puis de retrouver nos traces de montée afin de ne plus brasser de la neige fraîche et atteindre la croix de Peccata.

Un petit tour dans les bois. Il faut faire la trace et plusieurs fois des passages trop près des arbres font que l’un ou l’autre des randonneurs descende brusquement de 70 à 80 cm, la neige s’effondrant tout à coup sous son poids. Il n’est pas toujours facile de se sortir de ces mauvais pas, les raquettes se coinçant par le poids de la neige ou entre les branches basses des arbres sous la neige. Il est nécessaire de dégager largement. Tout se passe dans la bonne humeur. 

Il n’est pas trop tard, nous décidons de suivre une piste tracée qui nous éloigne de la maison forestière.  Au bout de quelques moments, voyant que la piste ne revient pas dans la bonne direction, le demi-tour est effectué pour rejoindre nos voitures et le gîte « Chalet d’Ambre ».

Distance 10 km et 500 mètres de dénivelée.

3 randonneurs n’en ont pas fait assez et effectuent les 2 derniers km en raquettes. Heureusement ce n’est que de la descente et très bien dégagé.

Très bon accueil au gîte où des chambres de 2, 3 ou 4 personnes nous sont affectées, la literie est en excellent état, les douches et sanitaires sont aussi très propres pour un prix tout à fait raisonnable de 49€ par personne en demi-pension.

 

 

Jeudi 8 février, la randonnée débute après un petit déjeuner copieux, complet et dans la bonne humeur avec nos hôtes. Le temps est froid, moins 6°, les nuages bas ne laissent toujours voir ni le Mont Mézenc, ni le Mont d’Ambre.

Nous partons pour savoir si le temps est meilleur du côté Sud du Mont Mézenc et essayer de l’atteindre. Via la croix de Peccata, nous arrivons à son pied sud à la croix de Boutières au bout de 3 heures d’effort car il n’y a aucune trace et notre vitesse moyenne ne doit pas dépasser dans ces conditions plus de 1,4 m/h. Devant cette pente raide est toujours recouverte de neige vierge, nous décidons de reprendre des forces en pique-niquant par ce froid glacial. Ce sera très rapide et sans fioriture. La motivation de quelques uns ayant disparue, nous décidons de revenir par le chemin que nous avons tracée avant d’utiliser une piste balisée qui va nous conduire d’abord près de la Roche Pointue puis de la Dent du Diable. Elle porte bien son nom et la pente de montée impressionnante. Puis c’est le retour vers nos voitures avant de fêter ces journées devant une boisson chaude et de repartir vers nos foyers.

 16 km et 500 mètres de dénivelée.

N.B. : Pour tous ceux qui le souhaitent, les coordonnées du gîte et les traces des randonnées sont disponibles.

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