Randonnées dans le Haut Chablais (10 & 11 septembre 2020)

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12/09/2020, par Paul

                                                                            Randonnées dans le Haut Chablais avec le GFB

                                                                                  Jeudi 10 et vendredi 11 septembre 2020.

Jeudi 10 septembre 11 randonneurs du GFB prennent la direction du col de Bassachaux au-dessus d’Abondance pour réaliser 2 jours de randonnée dans le haut Chablais. Nous partons vers 6h30, tout va bien. Cependant d’importants travaux routiers nous contraignent à une déviation par de toutes petites routes et nous retardent un peu. Enfin nous voici arrivés au col de Bassachaux, il est environ 9h30. Le temps de nous équiper et nous partons en direction des chalets de Lens avec comme objectif le Mont de Grange. Sur la pointe que nous apercevons sur la photo.

Il est 9h40. C’est facile il suffit de suivre le GR5. Ce qui est moins aisé, c’est que nous devons descendre d’une centaine de mètres à travers des prairies où l’eau et les bouses de vaches sont très présentes, quelques petites glissades sans importance et nous sortons de cette zone. Nous commençons à remonter, tout va bien jusque vers Lanlevay, la pente est douce, nous pouvons nous échauffer tranquillement. Les choses changent alors que nous prenons la direction du N-NE vers la crête de Coicon. Ca devient difficile, même très difficile, la pente est très forte, les arrêts fréquents, tout au moins pour quelques uns d’entre nous. Un petit remontant par ci, un autre par là et nous progressons sur cette crête. Les derniers aperçoivent les premiers qui progressent bien. Il fait encore très beau et le soleil est généreux. La sente n’est pas très aisée, c’est de la terre, les nombreux randonneurs l’ont creusée. Souvent, il faut en sortir pour progresser avec moins d’effort. Midi approche, l’un d’entre nous souhaite s’alimenter et se reposer un peu. Ou tout simplement attendre le passage de retour du groupe, tout en respectant bien les consignes de sécurité indiquées. Les premiers randonneurs atteignent l’antécime et découvrent que le sommet n’est toujours pas là. Déception avant de continuer sur une pente plus douce vers le sommet. Tout le monde est là. La vue est superbe, tout comme les nuages d’orage qui commencent à monter à l’horizon. Nous ne traînons donc pas. Le pique-nique est rondement mené malgré la chèvre qui à la fois nous divertira, nous gênera et se remplira la panse, parfois sans notre autorisation. Nous repartons, un tout petit peu plus loin le groupe est à nouveau au complet. La descente par le même chemin est réalisée sans difficulté et tranquillement mais sans tarder, l’humidité se faisant sentir dans cette atmosphère chaude. Nous voici au point bas de la randonnée, il nous faut remonter, en pataugeant et en essayant d’éviter les trous d’eau, vers le col. Nous voilà et les premières gouttes commencent à tomber alors que nous nous installons à la terrasse du bar du col. Boissons diverse et crêpes aux airelles satisfont tout le monde. ….Puis nous rejoignons en voiture le refuge de Bise où, Christiane et Marcel doivent nous rejoindre pour faire demain la randonnée vers les Cornettes de Bise. La pluie cesse et nous avons droit à un beau coucher de soleil sur les rochers des Cornettes.

Vendredi 11 septembre 10 randonneurs partent pour le sommet des Cornettes via le pas de la Bosse et 3 autres décident de se limiter à une sortie en boucle vers le lac Darbon et retour par le col de Bise.

Dès les premiers hectomètres, la sente s’élève. Elle s’élève même assez fortement, elle est bien faite et confortable. Nous apercevons le refuge, tout en bas. 

L’allure donnée par Jean Pierre est régulière, les pauses assez fréquentes. Le groupe reste homogène. Voici le Pas de la Bosse. Les premières difficultés vont commencer dès que nous serons au pied de la paroi. C’est le couloir du Saix Rouquin, en effet le nom correspond à la couleur du rocher. Ultra prudence nécessaire. Les appuis sur la roche sont très bons et cependant la chute est interdite. Nous avançons bien car voici la cheminée qui nous permet d’atteindre le Saix Rouquin. Il ne reste plus que 2 passages aériens à franchir. Tout se passe bien, les moins expérimentés sont pris  en charge par les plus aguerris. Le sentier se poursuit plus ou moins en crête au-dessus d’un grand cirque rocheux. 

 La croix du sommet se montre, nous avons envie de l’atteindre rapidement. Doucement, doucement. Les pierres ont tendance à rouler, même si nous avons une trousse de secours bien achalandée, ce n’est pas le moment de se blesser. D’autant plus que la brume commence à monter de tout côté, elle est légère et aucun nuage d’orage ne s’est encore formé. Il faut être attentif. Enfin, nous voici au sommet. Il est à peine 11h30. Nous avons mis environ 3h30 pour cette montée. Bravo à tous. Quelques nuages inquiétants commencent à se former. Il ne faut pas traîner. 

Nous décidons de commencer la descente en passant par la Suisse. Nous trouvons un coin bien à l’abri. Tout va bien, l’ambiance est très détendue. Nous repartons en direction des lieux-dits « Les Traverses », « Les Crosets », puis le col d’Urgeon. Nous voyons de nombreux chamois.

Maintenant, il ne nous reste plus qu’une descente raide à faire à travers les alpages qui dominent Bise. Ce chemin en fait suit simplement le ruisseau de Bise. Nous arrivons au refuge pour retrouver les 3 randonneuses qui ont fait la boucle vers le Lac Darbon et qui en sont très satisfaites. Nous pouvons nous désaltérer ensemble, acheter un peu de fromage local avant de reprendre nos véhicules et rejoindre nos foyers.

A noter que le refuge de Bise est communal. Il vient d’être réaménagé, l’intérieur est beau et assez fonctionnel, la cuisine est bonne, peut-être un peu légère pour les gros mangeurs. Par contre un WC supplémentaire près des dortoirs paraît nécessaire. Un fruit avec le pique-nique de midi aurait été apprécié.

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